Les clients voient tout le potentiel d’un camion plus long

Van Mieghem Logistics est le premier transporteur wallon à utiliser un écocombi. L’entreprise de Saintes a opté pour le tracteur routier Mercedes-Benz Actros 1948 avec deux semi-remorques Van Hool. Les premiers essais ayant été effectués, Van Mieghem espère pouvoir faire rouler son nouveau véhicule d’ici deux semaines.

Le nouvel Actros 1948 fait partie d’une série de 20 nouveaux camions Actros qui porteront la flotte de Van Mieghem au nombre de 295 véhicules. “L’Actros 1948, qui sera combiné à nos deux nouveaux semi-remorques écocombis, est un peu différent des 19 autres camions qui seront livrés à partir de septembre”, explique Laurent Van Mieghem. Il fait référence au fait que le VLL (véhicule long et lourd) est équipé d’un moteur plus puissant parce qu’il dispose d’un certificat de conformité pour 60 tonnes. “C’est pourquoi ses 480 chevaux ont toute leur raison d’être en lieu et place des 420 chevaux des autres tracteurs que nous avons. D’autre part, il est équipé d’une suspension pneumatique à l’avant, tout simplement parce qu’elle est obligatoire sur les écocombis”, poursuit Laurent Van Mieghem.

Découvrir FleetBoard et Uptime 

Tout comme les autres véhicules commandés, ce nouveau tracteur est équipé d’un Safety Pack de Mercedes-Benz. Tous les véhicules sont donc dotés, entre autres, de l’Active Brake Assist 4, de l’airbag conducteur, du Lane Keeping Assistent et de l’Attention Assistent. 

“Nous visons la sécurité maximum pour nos chauffeurs et les autres usagers de la route. De plus, en tant que transporteur, nous cherchons toujours des innovations pouvant avoir un impact positif sur notre TCO. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons souscrit, pour ces 20 camions, à un essai de Fleetboard pour une période de 2 ans et à un essai d’Uptime pendant 1 an”, dit Laurent Van Mieghem.

Van Mieghem souhaite utiliser la période d’essai pour tester la valeur ajoutée de Fleetboard sur le plan des entretiens et du suivi du matériel : “Pour l’entretien, que nous faisons d’ailleurs dans l’entreprise, nous travaillons avec un kilométrage fixe, quelle que soit l’affectation des camions. Nous espérons que les données de Fleetboard nous permettront d’optimiser ce poste afin que chacun de nos camions bénéficie d’un entretien sur mesure.”

Avec Uptime, Van Mieghem teste également quelque chose de totalement neuf. D’autant plus qu’il n’existe que peu de points de référence actuellement. “Une période d’essai d’un an est la meilleure façon de créer son propre système de référence”, poursuit Laurent Van Mieghem.

53 palettes d’un coup

L’Actros Mercedes-Benz avec deux semi-remorques Van Hool peut transporter 53 palettes au total. Un système ingénieux permet que le tracteur et la première semi-remorque, qui font 11,625 m de long en position de conduite normale, ne fassent plus que 8,351 m grâce à un système d’emboîtement. Voici comment : après avoir enchâssé la deuxième sellette d’attelage -sur laquelle repose sur la deuxième remorque arrière- dans le châssis, on  déplace la caisse de la remorque vers l’arrière en reculant le tracteur de façon à ce que l’essuie central ne se trouve plus derrière la caisse de la remorque, mais en dessous. Ainsi, la première remorque également peut être déchargée à quai.

La réaction enthousiaste des clients

Le premier VLL de Wallonie fera le trajet entre Saintes et Arthus d’une part et le trajet entre Virton et Saintes d’autre part. L’industrie wallonne semble très intéressée par son arrivée. Laurent Van Mieghem a reçu des messages d’entreprises intéressées avant même que son écocombi n’ait parcouru le moindre kilomètre. “Tant les clients existants que les nouveaux voient immédiatement l’opportunité de ces longs trains routiers qui peuvent considérablement faire baisser les coûts de transport d’une entreprise. Le projet pilote wallon offre en outre suffisamment de possibilités pour ne pas se limiter au premier trajet autorisé et délivrer d’autres autorisations”, insiste Laurent Van Mieghem. À condition bien sûr de satisfaire aux dernières contraintes. Mais vu le succès du premier trajet d’essai, encadré par deux véhicules de la Région Wallonne, Van Mieghem est confiant : ”Le manque de visibilité à l’arrière, due à la longueur du camion, inquiète encore un peu  les décisionnaires. Nous devons également encore obtenir les autorisations de passage dans une zone 30 et dans le centre d’un village avec de nombreux passages pour piétons. Mais ce sont justement des zones où le législateur préférera ne pas voir un camion tracteur avec un semi-remorque de 11,625 m, plus une remorque de 13,5 m,” explique Van Mieghem. “De toute façon, ces obstacles sont inévitables puisque nous ne pouvons pas utiliser la E429 Halle-Tournai qui se trouve à proximité. Celle-ci est située en Flandre et le projet pilote ne peut s’effectuer que sur des routes wallonnes”, conclut Laurent Van Mieghem.